Je n'illustrerait même pas cet article par une photo, car la seule photo est gravée dans mon coeur. Rien ne pourrait représenter cette journée. T'es arrivé très tôt, mais de toute façon, je n'avais pas beaucoup dormi, je pensais à toi ...
Je t'ai cherché un peu partout dans la gare, et en fin de compte, je t'ai aperçu de dos, je t'ai tout de suite reconnu. Je savais que c'était toi. Mais j'ai à peine osé te dire bonjour. Dans le fond, on ne s'est même pas dit bonjour je crois. Dans mon cas trop de stress. Enfin, soit, on ne savait pas trop quoi se dire sur le moment.
Une fois que tu as bu ton café, on est bien vite parti, mais on ne savait pas où on allait. On se retrouve au calme, comme par magie, loin des voitures et des routes bétonnées.
Marcher, marcher ... Marcher pour éviter de parler. Je regardais toujours mes pieds, j'osais pas te regarder. Du coup, je ne savais pas si tu faisais pareil ou si tu me regardais ... Il faudra que je te demande un jour !
Délire de musique, de cailloux, de crayon pointu, de joints, de trucs morbides que tu ne voulais pas entendre ( petite nature ), avant de repartir parce que monsieur avait la dale. On part en sens inverse, il faisait beaucoup trop chaud mais bon. En plus tu as cru que je voulais que tu retournes chez toi vite fait ( comme si ). Donc on va chercher la bouffe de monsieur. Remarque subtil : envois de sms entre deux conversation alors qu'on est à 3 m. Tu n'arrêtais pas de me fixer, j'étais toute gênée. On est donc vite parti. On se retrouve de nouveau au calme, ou presque ... Taverne du ciné le Stuart. Non seulement monsieur me force à prendre quelque chose mais en plus il m'empêche de payer ma part !!! Et bien ! On est quand même rester longtemps. Mais bon, c'était bien. C'est là que j'me suis rendue compte à quel point je craquais pour toi ( une fois de plus, tu me fixais, je me demande à quoi tu pensais ! ). On est reparti pour notre "canal", d'où on est vite reparti malheureusement avec en tant que mauvaise nouvelle, ton départ. Retour à la gare et deux heures pour se quitter. A 5 cm l'un de l'autre mais timides comme pas possible. Si je ne t'avais pas embrassé, que se serait-il passé ? Je me le demande. C'est le fait de t'embrasser et de savoir que tu devais partir qui me faisait mal au coeur. Je voulais garder ma tête sur ton épaule, rester encore un peu. J'ai pas osé vraiment te prendre dans mes bras, je sais pas pourquoi.
Je suis repartie en voiture le coeur serré, te laissant attendre ton "taxi". J'ai pas pu me retourner, j'en aurais pleurer, tant le moment était lourd.
Que de bons souvenirs pour cette journée. Gravée à jamais dans mon <3, je t'aime <3